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| Génétique |
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Deuxième partie
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a) le locus B (Brown) Cet allèle explique d’où provient
la couleur chocolat chez le Schipperke. Le noir est la seule et unique
couleur reconnue chez le Schipperke depuis le premier standard établi
en 1888. Toutefois, pour des raisons didactiques, il y a lieu
d’informer de l’existence d’allèles récessifs autres que noirs.
Ces allèles peuvent resurgir après de nombreuses générations lors de
l’accouplement de parents porteurs, tous deux, de l’allèle récessif
non désiré. ·
l’allèle D Pour ce locus, les Bergers belges sont
normalement DD. L’apparition assez récente de robes
dites « bleues », ne s’explique pas historiquement (voir
article : "Les bleus envahissent nos
Malinois"). Chez le Schipperke, la dilution du marron (ou
chocolat) en beige explique cette couleur récessive non reconnue. C. Les taches blanches La panachure blanche envahit le corps
à partir des extrémités, de façon centripète. Chez le Berger
belge, la robe entièrement colorée laisse souvent apparaître des
petites taches aux doigts et au poitrail. Une tache blanche à la
poitrine formant plastron et du blanc au pied dépassant les doigts sont
considérés comme un défaut. En principe, « moins de blanc »
domine « plus de blanc » mais la dominance serait incomplète.
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D. Tableaux récapitulatifs
Pour les chiens hétérozygotes , les possibilités de formules sont plus nombreuses en fonction de la dominance complète ou intermédiaire des allèles dans chacun des locus.
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Quelques commentaires et
aspects historiques Afin de reconstituer notre race, en
grande partie décimée par la Guerre de 1914-1918, l’assemblée générale
consultative du 8 février 1920 de la « Société Royale
Saint-Hubert » se prononça pour : -
le maintien intégral des 5 variétés existantes (le poil long noir, le
poil long fauve charbonné, le poil court fauve charbonné, le poil dur
fauve et la poil dur gris cendré foncé). Les dénominations "Groenendael"
et "Malinois" sont maintenues pour les deux variétés connues
sous ces appellations; Dans
un article publié en mars 1920, Charles Huge, qui avait
participé à cette l’assemblée consultative de 1920, commente avec précision
quels sont les limites des couleurs du berger belge. « Autant je suis partisan de
rendre à notre race bergère du pays tout le terrain qui faisait le
domaine de notre race autochtone, autant je me refuse à y admettre les
couleurs qui, de mémoire d'amateurs, ne furent pas celles qui se
rencontraient dans le pays. Jamais nous n'avons vu un berger belge
brun chocolat, ni un bleu souris, ni un noir avec feux vifs comme le
dobbermann ou le beauceron. Le fauve et le noir avec des traces de
blanc sur la poitrine et parfois aux extrémités constituent les limites
de la race, à notre avis, mais la couleur fauve est très variable et très
étendue comme gamme, et là, nous ne devons pas être exclusifs, car il
faut l'admettre tout entière; elle part des tons roux vifs, parfois très
charbonnés, comme chez le renard, jusqu'à la teinte isabelle, et cela se
rencontre fréquemment, même de nos jours, dans la même nichée. » « …
Mais pour rester dans le style du pays, il fallait que nous limitions au
noir-fauve de toutes nuances, leur mélange (bringé) avec présence du
blanc. » Sur le plan pratique, les variétés
furent réparties comme suit :
Au bout de quelques années, il s’avère
que le « poil court noir » compose la majorité des « Poil
court autres ». Loin derrière suit le bringé et quelques cas appelé
« gris ». Chez le poil long autre, il s’agit essentiellement
de la couleur dite « grise ». A partir du 1 janvier 1934, la répartition
des CAC (au plus beau chien et à la plus belle chienne) entre les différentes
variétés de chiens de berger belges est ramenée à quatre comme suit
: Disons un mot sur le poil dur « gris
cendré foncé » que certains auteurs qualifiaient de « poivre
et sel ». Cette variété, reconnue depuis 1898 et n’ayant jamais
fait l’objet d’une éviction, s’est éliminée par elle-même.
Quelles en sont les causes ? A l’origine, le nombre de « poil
dur gris cendré foncé » comptait seulement quelques unités. C’était
un chien assez lourd qui manquait de tempérament et de vitalité.
Les nichées étaient souvent réduites à deux ou trois chiots. A partir du 1 janvier 1974, on entre dans
une nouvelle phase pour le Berger belge, celle de l’élimination des
petites variétés à l’exception du poil dur fauve. En effet, il
a été décidé de ramener les variétés au nombre de quatre à
savoir : Toutes les autres variétés ne sont plus
reconnues sauf le poil long dit « gris » qui sera toutefois
encore admis provisoirement séparément en exposition mais avec
attribution d’un seul C.A.C. pour les Tervueren et les poils longs
« gris » réunis. (Lettres du 7 juin 1973 de la S.R.S.H. et du
21 juin 1973 de la F.C.I.). Avec le fauve-charbonné, le noir est une
des deux couleurs de base des couleurs de robes de nos bergers. A
l’origine de la race, le noir dominant et le noir récessif étaient
tous deux présents. Banni une première fois en 1898 lors de
l’attribution d’une couleur unique par type de poil, le « poil
court noir » reviendra sur les rings d’exposition à partir de
1911 grâce à Joseph Demulder, Président du Berger Belge Club. Il
reprendra sa place parmi nos variétés en 1920. Entre les deux guerres,
le poil court noir était aussi nombreux que le Tervueren et compta
plusieurs Champions. C’est vrai qu’il déclina après la seconde
Guerre. Fallait-il pour cela le bannir une seconde fois 1974 ? Devenu
rare, il survit néanmoins encore de nos jours. Que faut-il entendre par la teinte
« isabelle » ou « gris-argent » ou « gris » ?
Se dit de la robe de certains chiens d’une couleur fauve très pâle.
C’est l’action d’un gène de dilution. Le terme génétique utilisé
aujourd’hui est « sable-charbonné ». Le terme « gris-charbonné »
utilisé dans le standard est, à mon avis, un pléonasme car la couleur
grise du Berger belge implique déjà la présence du charbonné.
L’expression : sable-charbonné dit « gris » serait une
formulation mieux appropriée. Pour un Berger belge, il va de soi que
l’absence de charbonné est un défaut important. Depuis 1974, les trois couleurs de robes
(noir, fauve-charbonné et sable-charbonné) se retrouvent uniquement chez
le poil long. Le nombre de C.A.C. correspond au nombre de variétés. Le
poil long sable-charbonné est reclassé avec le poil long fauve-charbonné
sous le même nom de « Tervueren ». Etait-ce pour obtenir l’égalité
4 C.A.C. = 4 variétés ? Si le nombre de quatre C.A.C. est resté
inchangé depuis 1934, vous constatez que le nombre de variétés a évolué.
Fallait-il garder les huit variétés en exposition ? Raisonnablement
non. Pour ne pas réduire la variabilité génétique, le compromis équilibré,
respectant à la fois les aspects tant historiques que génétiques,
n’aurait-t-il pas été l’alliance des trois types de poils avec
chacune des trois couleurs de robes ? Répartie sur cinq variétés,
une telle proposition avait été approuvée en séance du « Conseil
Cynologique » du 16 juin 1963. C’était du temps de Félix
Verbanck (1885-1973) … |
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Références - Dr. Y. Surget - Génétique des couleurs chez le Berger belge (1981) - Génétique appliquée à l’espèce canine – Société Francophone de Cynotechnie (1985) - Génétique de la robe par Mme B. Quéinnec - Prof. B. Denis – Les couleurs de robes chez le chien (S.C.C.) (1989) - Prof. B. Denis – Génétique et Sélection chez le Chien (1997) - Association of an Agouti allele with fawn or sable coat color in domestic dogs. (Mammalian Genome, april 2005) - Kleurovererving bij de Belgische Herder door Valérie Vandenberge – Universiteit Gent (2005) sur internet : |
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