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Mascotte du Tigre Royal (Losh 14.849) |
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Ci-après, je livre à
votre lecture plusieurs exploits de MASCOTTE. MASCOTTE DU TIGRE ROYAL,
malinois, à M. Th. Barbe de Maffle reçoit le CAC national et
international de travail et le 1er prix lors des épreuves de liaison
pour chiens de guerre de la Société Royale Saint-Hubert qui se sont
déroulées le 26 septembre 1926 à Cortenberg. Le 2éme prix fut
attribué au chien VISION (Champion 1923 - LOSH 17078), bouvier des
Ardennes, appartenant au Lieutenant Binon. Les lieutenants Sclavons et
Hannesse, du régiment des troupes de transmission se livrèrent à
quelques intéressantes expériences de transport et pose par chien de
fils téléphoniques. La S.R.S.H. réunit 23
engagements à ses cinquièmes épreuves pour chiens de liaison du 23
septembre à Nosseghem-Cortenberg. Voici le programme pour le concours
ouvert à tous les chiens : le conducteur part avec son chien, trace
avec lui une piste de 200-300 mètres, lâche le chien qui doit tout
de suite revenir au point de départ. Continuant sa route, le traceur
fait une piste de 1.200 à 1.400 mètres; arrivé au but, un signal
est donné, le chien est lâché et doit retrouver le traceur, puis
revenir seul à son point de départ primitif. Voici le palmarès: 1er prix : MASCOTTE DU TIGRE ROYAL (LOSH 14849), malinois femelle, à M. Théo Barbe de Maffle. Temps 8 min. 5 sec. 2e prix : DJANOS (LOSH
17755), groenendael mâle, à M. Ch. Dumoulin
de Froyennes. Temps 10 min. 7 sec. Cette chienne aura une
brillante carrière. Chienne de défense, pisteuse confirmée, chienne
de liaison, excellente reproductrice, SADY a eu de la chance de tomber
entre les mains de l'utilisateur et de l'éleveur qu'est M. Peffer. |
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De la plume de A. Peffer,
dans la revue Chasse et Pêche :
" Le 1er septembre dernier (1928), nous trouvant à l'exposition
canine d'Ath, nous eûmes l'agréable surprise, au lunch, d'entendre un
conseiller communal de Grammont, remercier le sympathique M. Barbe pour
le travail accompli par sa chienne Ch. Mascotte, lors d'une arrestation
d'un malfaiteur. Au nom de la ville de Grammont, il remit au propriétaire
de la chienne un diplôme et plaquette. Voici ce qui s'était passé :
Depuis quelque temps, une bande de cambrioleurs mettait en coupe réglée
les magasins, maisons fermées, poulaillers, dépôts de denrées
coloniales, etc. L'énorme butin, chaque fois enlevé, dénotait que
l'on se trouvait en présence d'une bande bien organisée et des plus
audacieuses, travaillant malgré la vigilance de la gendarmerie et de la
police locale. Deux fois déjà Mascotte avait été requise et, malgré
un très bon travail, n'avait point réussi à faire découvrir les
malandrins. Cette fois, ce fut un dépôt de denrées coloniales de la
rue de la Vigne que les bandits choisirent comme champ de leurs
exploits. Non content d'avoir enlevé pour des milliers de francs de marchandises, ils mirent à sac le poulailler. Ce fut leur perte. La police décida, cette fois encore, de faire appel au concours de Mascotte. Celle-ci, après avoir pris émanation pendant vingt minutes environ, entra en action et à toute allure entraîna les enquêteurs vers le chemin de fer, escalada la clôture, redescendit le talus où des marchandises cachées furent retrouvées. Continuant elle traversa des prairies et vint s'arrêter derrière le vieux moulin devant une maison dont les portes et fenêtres étaient closes, mais la police put pénétrer par l'étage, et quel ne fut pas son étonnement de se trouver en présence d'un amoncellement de marchandises volées et qui n'avaient pu encore être évacuées. Je pourrais vous citer
encore plusieurs faits remarquables accomplis par cette chienne." "N'allez pas vous figurer, poursuit A. Peffer, que vous obtiendrez de tels résultats avec la plupart des chiens pisteurs, même grands gagnants aux épreuves. Primo, ces derniers ne sont en général exercés que sur piste chaude, refroidie de quinze à trente minutes. Les pistes chaudes ne sont que l'école primaire du dressage. A vous à les perfectionner sur la piste froide, en progressant méthodiquement. Pour arriver à un résultat satisfaisant dans ce genre d'exercice, vous aurez soin de choisir des sujets doués d'un tempérament calme, travaillant avec goût et persévérance. Il faudra surtout entretenir le chien, c'est-à-dire travailler le plus possible et le plus souvent possible. Le chien doit toujours être en forme, sans surentraînement toutefois. J'ai entendu dire qu'il ne se passait pas une semaine sans que Mascotte ne fit plusieurs pistes." Voici des détails à
propos de la découverte du cadavre d'Elodie Jeuniaux, encaisseuse pour
une maison de machines à coudre, dans un puits non loin du charbonnage
du Levant de Mons, un jour en 1931. Durant toute la journée de mercredi,
M. Willame, officier de la police judiciaire, assisté de MM. Cordier et
Martel, inspecteurs, s'était livré à une minutieuse enquête dans
tout le village et principalement dans le quartier où Elodie Jeuniaux
avait été aperçue pour la dernière fois, samedi après-midi. Tandis que Mascotte
accompagnait les policiers qui effectuaient une quarantaine de
perquisitions dans le village, Diekop, vers midi, tombait en arrêt ( à
un kilomètre et demi de l'endroit où Elodie Jeuniaux avait été vue
pour la dernière fois), à proximité d'un vieux puits abandonné et
situé au bord de la route, à quelques mètres à peine d'une vieille
baraque en planches ayant servi de remise aux briquetiers. Devant
l'insistance du chien, M. Willame décida de faire explorer le puits,
qui est à sec et profond de 45 mètres, et un homme de bonne volonté,
M. Henri Patte s'offrit à y descendre. M. Patte aperçut le cadavre
d'une femme étendu au fond du puits, couché sur le dos, les bras repliés
et les genoux relevés et découverts. Le Vendredi 28 novembre
1931, à Moustier-lez-Frasnes, dans le Hainaut, on découvrait dans une
prairie le corps du garde-chasse Godelaine. Celui-ci avait été tué
d'une balle au coeur et d'une seconde à hauteur de l'omoplate droite.
On trouva à quelques mètres de là un fusil abandonné. M. Barbe invité
à débrouiller si possible ce mystère avec sa bonne chienne Mascotte
du Tigre Royal, se rendit sur place, laissa flairer le fusil. Mascotte
prit résolument une piste qui conduisit les gendarmes devant une petite
maison où l'on apprit que le mari, militaire, était à Tournai.
Habilement cuisiné, l'accusé finit par avouer qu'il était bien
l'auteur du meurtre. Voici une autre jolie
performance de pistage de la chienne malinoise Mascotte (Chasse et Pêche du 27
novembre 1932 p.850). Prévenu par téléphone,
M. Emile Cowez, commandant de la gendarmerie de Templeuve, se rendit sur
les lieux pour y faire les constatations d'usage. Le malandrin, dérangé
dans ses opérations avait, dans sa précipitation, oublié sa casquette.
Possédant cette pièce à conviction et connaissant la surexcitation de
la population des environs où de nombreux vols étaient commis, le
commandant Cowez n'hésita pas à avoir recours aux services de M. Théo
Barbe, l'excellent dresseur et amateur bien connu de pistage. Après cette heureuse
trouvaille, la brave bête, revenant à travers champs, s'arrêta net à
150 mètres de la maison Nottebaert devant un vélo. Celui-ci fut
reconnu par la gendarmerie, comme ayant été volé, l'année dernière
lors de la kermesse à Néchin. Le lendemain, M. Cowez,
aidé des Maréchaux-des-logis E. Hailliez et L. Turbang, reprit sa tâche
avec M. Barbe. Mascotte fila immédiatement sur une autre piste et après
300 mètres de parcours, manifesta bruyamment devant une meule de paille.
M. Barbe et les gendarmes y trouvaient, blotti, un homme caché qui,
sans trop d'hésitation, se déclara être le voleur." L'élément chien ne fut
pas long à trouver, le chien de berger belge, en particulier le
malinois avec lequel M. Barbe était depuis longtemps familiarisé,
apporta toutes les qualités nécessaires de tempérament, docilité,
intelligence, taille et facilité d'entretien en fait de toilette, etc. Jean-Marie Vanbutsele |
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