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Le Chien de trait belge |
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Un peu d’histoire |
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Ce
chien que l’on ne rencontre hélas plus dans nos rings
d’expositions ou dans la vie courante est pourtant un sujet très
digne d’éloges. Par sa taille imposante, par son jeu de muscles
puissants, visibles sous le poil court, par sa bonne grosse tête qui
respirait la bonté, c’était un chien admirable. |
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Le Professeur Ad. Reul rédige le standard. A
partir de cette date, une campagne est entreprise en faveur de l’amélioration
du sort du chien de trait en Belgique. Cette idée poursuit tout
doucement son chemin. En 1899, Ad. Reul, professeur de zootechnie, écrit
une série d’articles dans « Chasse et Pêche », analysant
la conformation typique du chien de trait idéal. « Le chien
moteur, écrit-il, doit être construit sur le modèle du cheval de gros
trait rapide, une variété du cheval de gros trait dont il n’est
qu’un diminutif adapté à des exigences moindres. Le bon chien de
trait doit avoir une structure en rapport avec le travail qu’il a à
fournir ». Ce principe indiscutable a guidé le Professeur dans
l’établissement du standard. C’est aussi le Professeur Ad. Reul qui
rédigea, en 1892, le premier standard de notre chien de berger belge. Le
Mâtin de trait belge est un chien très puissant, bâti en athlète à
la musculature imposante. Il mesure de 67 à 80 cm. au garrot. Son poids
varie entre 45 et 50 kg. Le poil est ras ou court, assez rude au toucher.
Le front est large, le crâne est bien développé. Les oreilles sont
assez grandes et pendantes latéralement. Observons que pour favoriser
l’effort de propulsion, la hauteur de la croupe est légèrement
supérieure à la ligne de dos. Dans
le standard, le tempérament est décrit comme « nervoso-sanguin,
sans trop d’emportement ». Albert Houtart, Secrétaire Général
et juge de la Fédération Nationale, dans son rapport présenté au
Premier Congrès International de L’Elevage et de l’Alimentation (Bruxelles,
22-25 septembre 1910), décrit le chien comme suit : « Le
mâtin doit être avant tout un chien imposant, à l’aspect un peu sévère,
mais pas méchant. Son caractère sera doux, mais sérieux :
c’est un gardien inexorable, calme cependant, je dirai digne. Sa démarche
ne peut être lourde, il importe au contraire qu’il ait des allures dégagées,
manifestant son tempéramment nerveux nécessaire pour soutenir la somme
d’efforts qu’il est appelé à fournir ».
Constitution
du Club. A
l’initiative du Comte de T’Serclaes de Wommersom, avocat et
conseiller provincial du Brabant, et à celle de son fils,
habitant tous deux le château de Lubbeek, non loin de Louvain, eu lieu
le mercredi 24 janvier 1900 à Bruxelles l’assemblée constitutive du
« Club pour l’amélioration et la protection du chien de trait
en Belgique ». Lors
de l’assemblée générale du Club le 23 mars 1900, le Professeur Ad.
Reul et Henry Sodenkamp, juge canin, ont été nommés juges pour 1900. Dans
les années suivantes le Club ne fit que prospérer. Le chien de trait
vit s’ouvrir les portes de toutes les expositions canines et des
comices agricoles. Il eut ses concours, de plus en plus nombreux, de
plus en plus suivis. Des sections provinciales se formèrent. Lors de
l’assemblée générale du 2 mars 1902, le titre du club est modifié
en celui de « Société nationale pour l’Amélioration du Chien
de trait belge ». La Société, débordée de besogne, se
transforma rapidement en une « Fédération nationale des
Syndicats d’élevage du Chien de trait belge », chaque syndicat
y conservant son autonomie, la Fédération maintenant l’unité du
type et des règlements, et répartissant, selon l’activité de chacun,
les subsides gouvernementaux. Un
stud-book fut créé dans lequel furent inscrits les chiens expertisés
lors des concours ainsi que les nichées issues de chiens inscrits.
A partir de 1909, les titres de championnat furent accordés aux
meilleurs chiens. En 1911, le Fédération comptait 1500 membres,
organisait annuellement plus de 20 concours nationaux ou provinciaux et
comptait 350 chiens inscrits au stud-book. Des
éleveurs. Certains
éleveurs marquèrent leur époque par la qualité et le nombre des
chiens nés dans leur élevage. Il en est ainsi du chenil « de
Bruggenhof » appartenant au Comte Evrard de t’Serclaes et dont
la célèbre lignée des « Dragon » fut remarquable. Albert
Houtart éleva lui aussi le Mâtin belge sous l’affixe « de
Cortenberg ». La liste est trop longue pour pouvoir les énumérer
tous.
Dans
le pays occupé, les privations, le manque de nourriture appropriée en
ont éclairci les rangs du Mâtin belge. Puis après la grande tourmente,
la mécanisation leur a donné le coup de grâce. Le team de quatre mâtins
est remplacé par la camionnette automobile. Des spécimens de plus en
plus rares subsistent encore jusque les années 60 et 70. Dans l’entre
deux guerres et même après le Seconde guerre mondiale, un ou deux
exemplaires se montrèrent encore aux expositions. Actuellement, tout le
monde croit qu’il a disparu. Une
possible renaissance. Un
passionné de cette race, A.
Bertels habitant Duffel, a présenté « Bacon », un spécimen
reconstitué du « Mâtin belge », à la grande exposition
annuelle canine de Courtrai (15-16 Novembre 2003) et Bruxelles (13-14
Décembre 2003). Il y eut même une
démonstration avec attelage. ( voir aussi www.puppy-kennel.be
)
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