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Qui fut Félix Verbanck ? |
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L’article, repris ci-dessous, résume très bien la personnalité de F.-E. Verbanck et de ses activités consacrées au service du sport canin belge. C’est un extrait qui émane du livre «Le Bouvier des Flandres – hier et aujourd’hui » de Justin Chastel. J.-M.
Vanbutsele |
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Je
revois Félix Verbanck tel qu'il était aux plus beaux jours de sa vie,
sa lourde silhouette, son regard malicieux, et perçant. Ses
connaissances en cynophilie étaient encyclopédiques et, pendant des
années, je n'ai cessé de solliciter ses conseils. C'était un homme
extrêmement courtois et qui savait se montrer spirituel, mais il
pouvait aussi avoir la dent dure. On
était certain de trouver en lui le plus attentif et le plus clairvoyant
des interlocuteurs. Son attention, toujours aux aguets, lui permettait
de suivre de très près l'actualité du sport canin. J'allais souvent
le voir dans sa petite maison, où il aimait recevoir ses amis. J'ai vécu des années dans son ombre, fier d'être son élève mais il me faut dire ici l'action spirituelle qu'il exerça sur moi et qui s'est prolongée tout le long de ma vie. Il m'a appris à réfléchir et à diriger mon esprit.J'ai souvent songé à Félix Verbanck dans certaines circonstances, lors de décisions ou de choix et je crois même que l'influence qu'il eût sur moi, s'est, à travers moi, transmise à mes jeunes amis. Pour mieux le faire connaître à ceux qui n'ont pas eu le plaisir de l'approcher, je ne puis que reproduire ce qu'on a écrit, à sa mort, un de ses amis, le Baron J. Coppens d'Eeckenbrugge :
Secrétaire
du Club National du Bouvier des Flandres, dont son frère était Président
en 1947, nous pouvons affirmer que la qualité actuelle de nos Bouviers
est le résultat de la Sélection et des conseils qu'il donna à un
groupe d'éleveurs qui l'avait choisi comme conseiller d'élevage. Les
américains l'appréciaient tellement pour les Bouviers, qu'il leur
avait conseillé d'importer, qu'ils créèrent en 1968 une grande Coupe
Challenge en argent à disputer annuellement à l'Exposition de la Société
Royale SaintHubert. Pour
la race des Schipperkes, c'est encore lui qui conseilla le fameux élevage
des Schipperkes de Royghem, tenu par son frère Florimond. M.
Verbanck était un homme droit, un juge intègre, toujours accessible
aux nombreux jeunes qui venaient à lui et à qui il faisait volontiers
part de son expérience et de ses connaissances génétiques, car il
aimait toujours rendre service. Membre
de la Société Royal Saint-Hubert depuis 1926, il en devint
administrateur en 1948 et en 1969 ,fut nommé par acclamations membre
d'honneur, en remerciement des nombreux services rendus à la cynophilie. Il
fut en 1947 Président du Chien Pisteur Gantois à l'époque où cette
discipline avait la faveur des amateurs. Il était le secrétaire modèle
du Roval Groenendael Club et du Club du Bouvier des Flandres et sous son
impulsion les amateurs faisaient de sensibles progrès. Ses
qualités d'organisateur furent appréciées et il devint en 1950 VicePrésident
de l'Assemblée des Délégués; il siégeait également au Conseil
Cynologique. Deux fois il fut appelé par ses collègues à la Présidence
de la Commission de Qualification des Juges. Lui qui connaissait si bien
le chien s'astreignit librement alors qu'il était Président, à suivre
à la lettre le règlement et passa son examen de juge des Schipperkes
devant des examinateurs plus jeunes que lui. En
1964, lors de l'exposition de Charleroi, un groupe d'amis organisa une
petite ,fête en son honneur, et le combla de cadeaux; à cette occasion
il reçu du Ministère de l'Agriculture la décoration des Palmes d'Or
de l'Ordre de Léopold. Nombreuses
furent les races qu'il connaissait à Thion il éleva des Pointers et
des Cockers, mais sa simplicité, sa bonhomie n'en tirait aucune vanité
et jusqu'à 197/ i/ continua règulièrement à juger. Retiré depuis quelques mois dans su thébaide aux portes de Gand, il s'est éteint doucement à l'âge de 87 ans après avoir occupé au sein de la cvnophilie belge mie place dont nous ressentirons longtemps le vide. » |
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